Un oeil sur le monde

Justice condamnée

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2 minutes qui ne seront, contrairement aux apparences, pas un plaidoyer contre la justice mais pour la responsabilité individuelle.

Comment ne pas être sévère avec la justice en France ?

2 minutes seront bien insuffisantes pour énoncer tous les écœurements, exemples en série infligés par une bande de juges au dessus des lois, et pour cause, ils donnent parfois l’impression qu’ils les font.

A des degrés divers, comment ne pas repenser à cet homme qui a été condamné à 2000 euros pour procédure abusive pour avoir accusé un certain Jean d’avoir percuté sa voiture en scooter ?
Comment ne pas s’interroger sur cet État dans lequel les policiers qui poussent deux jeunes à s’électrocuter dans un transformateur ne semblent pas inquiétés ? Et que dire quand deux d’entre eux renversent Nelson, 13 ans, alors qu’il traversait la route…? Que le conducteur voit son permis retiré et une peine de prison avec sursis quand l’autre est purement et simplement relaxé ?
Que dire quand on libère des délinquants sexuels et qu’on enferme les innocents d’Outreau ?

Et bien on fait confiance à nos élus pour qu’ils changent les choses, ils se réunissent et déclarent qu’il faudra introduire la collégialité dans le travail du juge.

Mais tout semble dévier quand ceux qui se plaignent du travail des juges se nomment Pasqua, Dray, ou Strauss Kahn, quand on critique le travail de ceux qui accusent Tibéri, Le Floch-Prigent ou même Chirac… Quand on apprend que, pour éviter ces dérives, nous allons supprimer l’indépendance des magistrats, systématiser les peines pour qu’en plus d’être aveugle, la justice puisse être sourde.

Il y a une petite histoire qui raconte que deux sages échangeaient quelques pensées.
Le premier dit : « Je ne sais rien »
Le deuxième de répondre : « Vantard… »

Pourquoi cette anecdote ? Tout simplement car il nous faut apprendre à accepter que nous ne savons pas, une attitude sage mais violente nous poussant à éloigner ces a priori qui voudraient qu’obligatoirement les policiers, les Sarkozy, les délinquants et les criminels s’en sortent forcément mieux que les innocents.

Bien sûr, tout porte à croire que le scooter et la voiture se sont percutés, bien sûr que Nelson ne méritait pas de mourir, que des personnes soient violées et assassinées aujourd’hui par quelqu’un dont on connait le caractère dangereux est inacceptable, que des innocents ne devraient pas rester emprisonnés des années.
Mais acceptons le fait qu’en n’étant pas dans le prétoire, nous ne pouvons savoir ce qui a poussé la justice à prendre telle ou telle décision, et osons alors offrir au troisième pouvoir le bénéfice de la présomption d’honnêteté.
Ainsi pourrons-nous déceler les incompétences, les mal-fonctions et éviterons-nous de tomber dans le piège de la mauvaise réforme, qui paraît bien meilleure que l’inaction.
Peut-être est-ce ici aussi au peuple de montrer l’exemple, en attendant d’être imité par ses élus.

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